Sabrina Daniel-Calonne

Réalisatrice de films documentaires

Sabrina D. Calonne

Née en 1982, Sabrina Daniel-Calonne a contribué de 2004 à 2019 à la programmation et au développement de nombreux projets associatifs et institutionnels dans le secteur des arts visuels en France et à l’international avant de se consacrer à l’écriture et à la réalisation de films documentaires.

Après un premier webdocumentaire interactif sur les artistes plasticiens en région Casamance au Sénégal en 2017, elle se forme aux Ateliers Varan en 2019 (Session « Regards Méditerranéens » en Corse) et réalise un court-métrage documentaire : le temps sensible (17 min), galerie de personnages que seuls le vent et la météo lient.

En 2020 elle est sélectionnée sur projet pour rejoindre la première promotion de « Filmeur.se.s Seul.e.s » organisée par Ty Films à Mellionnec avec Guillaume Kozakiewiez, Thierry Nouël et Dominique Cabrera. Elle réalise en suivant un court-métrage, En théorie (12′), portrait d’un chasseur à l’arc faisant face à notre époque anxiogène. Le film est préselectionné par Arte dans le cadre du concours « Et pourtant elles tournent ».

En 2021, Ty Films l’invite à réaliser le portrait d’un habitant dans le cadre des Portraits de Mellionnec. Aurélien (15′) est projeté lors du festival les Rencontres du film documentaire de Mellionnec, et sera diffusé en 2022 sur Kub et les chaînes de télévisions bretonnes.

En 2022, son projet de long-métrage documentaire Les dernières rivières est sélectionné par Les filmeurs pour une résidence d’écriture en Normandie.

 

AURELIEN
Court-métrage documentaire
Durée: 15 minutes
Années de réalisation : 2021
Pays : France (Bretagne)
Production : Ty Films
Image : Fabrice Richard
Son: Edgar Imbault
Montage : Anaïs Leroux

Projection publique le 1er juillet 2021 aux Rencontres du film documentaire de Mellionnec.
Diffusion sur KUB et les chaînes de télévisions bretonnes.

Aurélien a 39 ans. Il est marié et a deux filles. Il est boulanger au fournil de Mellionnec, un village de Centre Bretagne. Son quotidien, c’est le pain, le marché à Saint-Brieuc, la sortie de l’école. Aurélien est cordial, mais peu expansif. Est-il heureux? A-t-il un secret? 

Un portrait documentaire réalisé dans le cadre des Portraits de Mellionnec produits par Ty Films : des vies évoquées par le biais de souvenirs, du métier, de l’activité, de l’oisiveté, de la jouissance de l’instant présent.

EN THEORIE
Court-métrage documentaire
Durée: 12 minutes
Années de réalisation : 2021
Pays : France (Centre Val de Loire)
Autoproduction
Image : Sabrina D. Calonne
Son: Sabrina D. Calonne
Montage : Laurène Gomez
Mixage son : Grégory Chopard

Présélection Arte dans le cadre du concours « Et pourtant elles tournent » (2021).

Christophe a troqué le fusil et les chiens pour un arc et trois flèches. Il pratique la chasse à l’approche. Mais la solitude de ses retraites et traques en forêt est envahie par l’anxiété liée aux défis sociaux, économiques et environnementaux. De la disparition du gibier, au bois à fendre qui résiste, au collapsus proche, tout est peut-être lié. A moins que la théorie ne se dérobe.

Figure d’un « Walden ou la vie dans les bois » contemporain, Christophe incarne ce désir de plus en plus partagé de n’avoir besoin de personne, d’expérimenter une forme d’autonomie relative – certes sans réelle privation- pour se projeter symboliquement dans les crises de plus en plus aigües que traversera notre société et auxquelles il s’agit de faire face. Couper son bois, faire un feu, vivre seul quelques jours dans une maison forestière rénovée de ses propres mains, chasser seul… sont autant de motifs à travers lesquels s’expriment notre anxiété. Ici, la théorie et la pratique se rencontrent, symbolisant la quête absolue des hommes à maîtriser leur monde et leur difficile renonciation au pouvoir physique ou intellectuel. Dans un registre burlesque, emmené par son personnage, la confrontation entre chasse traditionnelle et chasse à l’arc dans « En théorie » résonne avec  la façon dont se heurtent les mondes façonnés par les hommes, ceux de toujours et ceux du futur, et le réel.

LE TEMPS SENSIBLE 
Court-métrage documentaire
Durée: 17 minutes
Année de réalisation : 2019
Pays : France (Corse)
Production : Ateliers Varan (Paris)
Image : Sabrina D. Calonne
Son: collectif
Montage : Jean-Pierre Bloc

Projections publiques le 19 octobre 2019 à Ajaccio, le 15 février 2020 à Paris.

Climat. Le vent souffle, les nuages passent, les hommes guettent. De la pointe de la Parata au col de Vizzavona (région d’Ajaccio, Corse du Sud), un court-métrage impressionniste sur le temps et ses guetteurs, entre automatisation du recueil des données, dictons, et réminiscence des sens.

Dans ce film à la thématique audacieuse en ce qu’elle s’incarne autant dans des appareils a priori peu photogéniques et expressifs, que dans le vent et les nuages, je convoque plusieurs personnages hétéroclites que la température et la tessiture de l’air lient entre eux : des officiers de la Marine Nationale, des fonctionnaires de Météo France, une conteuse ne parlant qu’avec ses instruments, un marin retraité s’exprimant par un trachéostome, des parapentistes. Quasiment muet, reposant sur des sons habituellement considérés comme parasites ou accessoires, le film donne à voir l’étrangeté voire l’incongruité de ces robots, de ces outils de mesure, de cette discipline, productrice d’incertitude, de doute, de réduction d’effectifs et donc parfois de résignation, mais aussi de dérision.

ART+CASAMANCE
Webdocumentaire interactif (Ziguinchor et Dakar, Sénégal)
Années de réalisation : 2015 / 2016 / 2017
Pays : Sénégal (Casamance)
Co-production : Ambassade de France au Sénégal, financement participatif
Image : Sabrina D. Calonne, Lulu Martorell
Son: Toti Rovira
Montage : Lulu Martorell
Graphisme : Simon Lazarus

Diffusion en ligne de mai 2016 à avril 2020 sur www.artcasamance.net
Projections publiques à l’Alliance Française de Ziguinchor et à l’Institut Fondamental d’Afrique noire de Dakar

Tandis que le Sénégal rayonne à l’international en art contemporain grâce à la Biennale d’Art de Dakar, quelle est la situation des artistes plasticiens en région ? Eloignés des circuits reconnus de diffusion de l’art, des critiques, des médias, du marché, quelles formes d’art produisent-ils ? Que peut produire la mise en relation avec des critiques d’art reconnus ? Comment ces experts appréhendent-ils ces oeuvres en dialogue avec l’histoire de l’art internationale et contemporaine ?

Prenant pour décor un cinéma abandonné de Ziguinchor, dans lequel les artistes rêvent un centre d’art, Art+Casamance met en scène des oeuvres, des rêves, des rencontres.

Episode 3. Abdoulaye Cysso Mané. Janvier 2017
Episode 2. John Lucas Eichelsheim. Septembre 2016
Episode 1. Léon Paul Diatta. Mai 2016