Communiqué du 23 mai à Cannes
« La SRF a pour mission de défendre les libertés artistiques, morales et les intérêts professionnels et économiques des cinéastes.
Cela veut dire que nous avons défendu systématiquement et publiquement les films attaqués par l’extrême-droite : Rodéo de Lola Quivoron, Avant que les flammes ne s’éteignent de Medhi Fikri, Quelques jours pas plus de Julie Navarro, Toutes pour une de Houda Benyamina… et bien d’autres malheureusement.
Cela veut dire que nous avons systématiquement pris la parole – et nous avons été souvent seuls à le faire – pour défendre les cinéastes français ou étrangers empêchés de faire leur travail, menacés, attaqués.
Cela veut dire aussi que nous avons été les premiers à prendre la parole avec l’ARP, pour dénoncer publiquement les premières attaques contre l’audiovisuel public, et que de la même manière nous avons été les premiers à prendre la parole pour dénoncer les attaques idéologiques et politiques de l’extrême droite et du Rassemblement National contre le CNC.
Cela veut dire enfin que nous avons été les premiers, avec d’autres associations, à alerter, c’était en septembre 2025, sur la vigilance nécessaire qui devait être la nôtre et celle des pouvoirs publics quant au rachat d’UGC et les risques accrus de concentration.
Encore une fois, la SRF a pour mission de défendre les libertés artistiques, morales et les intérêts professionnels et économiques des cinéastes.
C’est là où nous nous situons, c’est là où on nous trouvera, toujours.
En solidarité pleine et entière avec les cinéastes que nous sommes toutes et tous.
D’où que nous soyons, qui que nous soyons, quoique nous disions, quoique nous écrivions, quoique nous filmions.
Et surtout, quoique nous pensions, et quoique nous signons.
Nous refusons d’être blacklisté·e·s.
C’est la raison pour laquelle nous appelons publiquement Maxime Saada à revenir sur sa déclaration. »
Discours prononcé par Sylvain Desclous, coprésident de la SRF, lors de la cérémonie de clôture de la Quinzaine des Cinéastes à Cannes.