Communiqué du 16 mai 2026 à Paris
« Les Régions portent une vision ambitieuse et 6 positions structurantes pour l’avenir du cinéma et de l’audiovisuel
À Cannes, les Régions défendent une démarche construite collectivement et une conviction claire. Le modèle cinématographique français ne pourra se renforcer durablement sans une véritable décentralisation, pensée et pilotée avec les territoires.
Un travail de fond a été mené depuis deux ans par la Commission Culture de Régions de France avec le CNC, le ministère de la Culture et les professionnels de la filière. De ces échanges sont issues six positions structurantes pour que la politique publique du cinéma soit enfin à la mesure des territoires qui la font vivre :
1. Ancrer la décentralisation au cœur des politiques cinématographiques, en s’appuyant pleinement sur l’expertise des Régions comme pilier de l’action publique.
2. Refonder la gouvernance pour un modèle plus lisible et plus équilibré entre l’État et les territoires et passer d’une concertation descendante à une vraie co-construction, jusqu’aux territoires les plus éloignés du centre.
3. Réduire les inégalités d’accès à la culture cinématographique, en rééquilibrant les écarts entre zones urbaines bien dotées et territoires sous-équipés, et en faisant de la diffusion un levier de cohésion nationale.
4. Donner une ambition renouvelée à l’éducation aux images, mieux coordonnée entre ses acteurs, accessible à tous les jeunes, et enfin dotée d’une stabilité budgétaire pluriannuelle.
5. Soutenir et encourager la création en amont, en renforçant les aides à l’écriture et au développement, en permettant une meilleure articulation entre dispositifs nationaux et régionaux de soutien aux auteurs et en
cartographiant mieux les talents des territoires, y compris ultramarins, pour enrichir la diversité des œuvres.
6. Construire collectivement une politique de la donnée ambitieuse, articulant trois enjeux indissociables : le pilotage et l’évaluation des politiques publiques du cinéma, la traçabilité des parcours et des œuvres aidées, et la garantie de transparence sur les candidats et lauréats des aides nationales.
Le cinéma français est souvent présenté comme un modèle. Mais derrière ce modèle, il y a une réalité très concrète, celle des collectivités territoriales et notamment des Régions, qui jouent un rôle décisif dans la construction, dans l’accompagnement et dans le financement de toute la filière cinématographique et de l’audiovisuel.
En 2024, elles ont consacré 140 millions d’euros à l’ensemble de la filière, de l’écriture et du développement jusqu’à la production, l’accueil des tournages, la formation, la diffusion, les festivals ou encore l’éducation à l’image.
Au-delà du chiffre, ce qui ressort surtout, c’est une présence très concrète sur le terrain. Là où les politiques nationales ne peuvent pas toujours aller au plus près, les Régions assurent une continuité et un soutien structurant. »